L’Ironman pour se préparer au Vendée Globe

10Juil.2026

Avant de se consacrer entièrement à la mise à l'eau de son nouvel IMOCA Groupe Dubreuil 2 puis à la Route du Rhum, Sébastien Simon a bouclé un dernier objectif sportif : l'Ironman 70.3 des Sables d'Olonne. Un défi qu'il se lance désormais chaque début de saison, non pas pour tourner le dos à la voile, mais au contraire pour mieux y revenir.

« Ça fait quasiment trois ans que je fonctionne comme ça. Les six premiers mois de l'année, je me fixe des objectifs sportifs en parallèle du projet IMOCA. Ça me permet de rester dans une dynamique de compétition, de conserver une hygiène de vie de sportif et d'entretenir cette envie de performer. Quand on reste longtemps loin d'une ligne de départ de course au large, on oublie un peu ce que c'est. »

Un entraînement au service du projet IMOCA

Cette année, cette préparation a pris une dimension particulière. En parallèle de la construction du nouvel IMOCA Groupe Dubreuil 2 à Southampton, Sébastien Simon a suivi un programme d'entraînement très structuré, élaboré avec un coach afin d'optimiser chaque séance et de garder l'esprit concentré sur son bateau.

Jusqu'à 14 heures d'entraînement par semaine, plus de 6 600 kilomètres à vélo, 900 kilomètres de course à pied et 55 kilomètres de natation, en plus de semaines de près de 70 heures consacrées au développement de l'IMOCA Groupe Dubreuil 2.

« Au début, c'était une véritable bouffée d'air frais et j'ai vraiment progressé. Mais à mesure que la course approchait, gérer à la fois le chantier du bateau et l'entraînement est devenu de plus en plus difficile. »

Pour autant, Sébastien Simon est convaincu que tous ces efforts lui seront précieux lorsqu'il prendra le départ de ses prochaines grandes courses au large.

« Cet entraînement, je pense qu'il a été bénéfique. Il est acquis pour le reste de la saison. Maintenant, je vais vraiment me concentrer sur tous les aspects techniques qui nous permettront de mettre à l'eau le bateau. »

Un mental entretenu par la compétition

Au-delà des performances sportives, cette préparation nourrit directement son métier de skipper. Elle lui apporte des certitudes physiques, mais aussi mentales.

« Je pense qu'il y a un facteur mental qui s'entretient tout au long de la saison. Le fait de faire du sport et des compétitions permet de mieux me connaître et de me faire confiance physiquement. Quand je vais arriver sur la ligne de départ de la Route du Rhum, quand on va vivre des moments difficiles, dans des conditions difficiles, je saurai jusqu'où je suis capable d'aller. Je sais que je vais pouvoir tenir dans la durée et essayer de faire aller vite mon bateau le plus longtemps possible. »

Cette préparation est aussi portée par une forte émulation collective.

« Le fait de faire ça avec des amis, forcément on se tire vers le haut les uns les autres. On voit que tout le monde s'entraîne à fond. J'avais aussi envie de donner le meilleur de moi-même, de les battre, de jouer avec eux, de rivaliser. Ça, ça m'anime au quotidien. J'étais aussi content de voir Paul-Henri Dubreuil qui m'a encouragé sur la course à pied. Je pense qu'il était assez content que je fasse ça mais qu’il est aussi content que j'arrête de faire du vélo pour cette année. »

Cette préparation s'est conclue dimanche par une solide performance aux Sables d'Olonne. Dans des conditions particulièrement exigeantes, avec près de 35 °C sur la course à pied, Sébastien Simon boucle le half Ironman en 4h25, à la 54e place sur près de 2700 participants.

« Je ne voulais pas faire cette course en gestion, je voulais vraiment tout donner depuis le début et voir comment ça finirait. Finalement, j'ai réussi à tenir le coup. Finir 54e sur 2700 en 4h25, c'est plutôt bien. »

Une performance dont il se satisfait, mais qui marque surtout la fin d'un cycle.

« Maintenant, je suis 100 % focus sur la mise à l'eau du bateau et la Route du Rhum. Je ne fais plus de vélo, ça suffit ! Je vais continuer à courir trois ou quatre fois par semaine quand même. Puis dès le mois de septembre, je vais davantage travailler le haut du corps et faire la préparation spécifique à la navigation. »

Le triathlon s'efface désormais pour laisser toute la place au nouveau Groupe Dubreuil 2. Mais les mois passés à courir, nager et pédaler continueront d'accompagner le skipper lorsqu'il prendra le départ de ses prochaines grandes courses au large.
 

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