De précieux enseignements avant la Route du Rhum
Quelques semaines seulement après la mise à l’eau de son nouvel IMOCA Groupe Dubreuil - Air Caraïbes, Sébastien Simon s’est confronté pour la première fois à la concurrence sur le Défi Azimut. Une première course riche d’enseignements, qui lui a permis de poursuivre sa prise en main du bateau et de valider sa qualification pour la mythique transatlantique en solitaire.
S’aligner au départ du Défi Azimut à peine un mois après la mise à l’eau du nouveau monocoque à foils constituait déjà un premier défi. Être dans les temps pour participer à ce rendez-vous lorientais était le scénario idéal pour permettre à toute l’équipe de basculer définitivement de la construction vers la compétition.
« C’était un pari et je pense qu’on l’a réussi, explique Sébastien Simon. Nous sommes arrivés à Lorient relativement sereins, avec un bateau bien préparé. Les runs nous ont offert de très bonnes sensations et la course de 48 heures a été extrêmement riche en apprentissages. Techniquement, je n’ai quasiment rien eu à faire à bord, ce qui est assez rare sur un bateau aussi récent. C'est grâce à l'équipe, au travail qu'on a réalisé tous ensemble et à toute l'énergie qu'on a mise dans le bateau. »
Apprendre au contact de la concurrence
Au-delà des validations techniques, ces premières heures de compétition ont permis de confronter le nouvel IMOCA à ses concurrents et de commencer à mieux cerner son potentiel.
Parmi les plus rapides sur les runs et auteur d’un bon départ sur la course de 48 heures, Sébastien Simon a rapidement constaté qu’il lui manquait encore certaines clés pour exploiter pleinement sa nouvelle machine. Une frustration pour le compétiteur, mais surtout une source précieuse d’informations à quelques semaines de l’objectif majeur de la saison : « Forcément, il y a une petite frustration sur le résultat, ajoute Sébastien. En revanche, nous avons énormément appris en 48 heures, probablement plus que si nous avions navigué seuls de notre côté. Nous avons identifié une grande partie de ce qu’il nous reste à travailler et nous savons désormais dans quelle direction aller pour exploiter davantage le potentiel du bateau. »
Avec une mise à l’eau aussi récente, le développement de l'IMOCA Groupe Dubreuil - Air Caraïbes ne fait que commencer. « Aujourd’hui, toutes les questions que nous nous posons sont liées à la performance. Nous ne sommes pas freinés par des casses mécaniques : nous pouvons nous concentrer pleinement sur le développement du bateau. C’est très positif. »

Quatre semaines pour monter en puissance
Dès la semaine prochaine, Groupe Dubreuil - Air Caraïbes sera sorti de l’eau pour quelques retouches et ajustements afin de peaufiner les derniers détails. Puis viendra une séquence intensive d’entraînement début octobre.
Au programme pour le skipper sablais : multiplier les manœuvres pour gagner en aisance en solitaire et en confiance sur les phases de départ, bénéficier d'un regard extérieur sur ses automatismes et enchaîner plusieurs navigations offshore de 24 heures. L’équipe souhaite également profiter de ces sorties pour naviguer au contact d’autres IMOCA, se comparer et poursuivre l’apprentissage du bateau.
« Après plus d’un an de construction et de chantier, je suis en pleine prise de confiance et j'ai encore besoin de m'entraîner. Le Défi Azimut m’a déjà beaucoup apporté de ce côté-là. La présence et le soutien de la famille Dubreuil aussi. Maintenant, nous allons continuer à naviguer et développer le bateau pour progresser. Il ne manque pas grand-chose, mais les prochaines semaines vont être importantes pour arriver au bon niveau sur la Route du Rhum. »
Après cette séquence sportive, une dernière semaine sera consacrée à la technique avant le convoyage vers Saint-Malo où le Groupe Dubreuil Sailing Team est attendu au plus tard le 19 octobre. Un programme dense, mais rendu possible par le travail réalisé ces derniers mois par toute l’équipe.


